MENA Rights Group se joint à 9 organisations de la société civile pour exhorter les autorités algériennes à libérer tous les prisonniers d’opinion et à garantir les droits à la liberté de la presse et les libertés d’expression, d’association et de réunion.

Les organisations de défense des droits humains signataires de ce communiqué appellent les autorités algériennes à libérer les détenu(e)s d’opinion, femmes et hommes, en veillant à accorder le droit à la réparation par la réhabilitation et les garanties de non-répétition, avec l’annulation de tous les jugements et l’abandon des poursuites judiciaires. Elles appellent également les autorités à amender la législation qui affecte les droits humains et restreint la jouissance des droits et libertés, conformément aux obligations internationales de l’Algérie, en tant que membre du Conseil des droits de l’homme et Etat partie de la majorité des accords internationaux dans le domaine du droit international des droits humains.

Les signataires de ce communiqué renouvellent leur totale solidarité avec les détenu(e)s d’opinion, leurs familles et tous les opprimé (e)s qui croient à l’état de droit, à la loi et à un pays où la paix, la stabilité et le respect des droits humains et des libertés prévalent.

Depuis que les autorités algériennes ont décidé d’entamer des poursuites judiciaires contre des activistes sur la base d’accusations vagues et fabriquées de toutes pièces, notamment l’article 87 bis (relatif au terrorisme) après son amendement en mai 2021, et malgré de nombreuses recommandations d’experts onusiens encourageant à reformuler le concept du terme terrorisme afin qu’il soit compatible avec les normes internationales, à revoir les accusations vagues et à ne pas les utiliser pour réprimer l’opposition et les activistes, les autorités algériennes ont modifié le Code pénal, publié au Journal officiel du 30 avril 2024, introduisant de nouveaux amendements qui restreignent encore davantage l’espace civique, la liberté d’opinion, d’expression et de réunion pacifique, ouvrant la voie à des violations des droits humains, sans responsabilisation ni contrôle.

A l’approche des élections présidentielles anticipées annoncées pour le 7 septembre 2024 en Algérie, le pouvoir politique doit instaurer un climat de calme et libérer les détenu(e)s d’opinion, qui sont au nombre d’au moins 220, dont au moins 4 femmes, selon le dernier décompte documenté.

L’Algérie a exprimé son soutien aux causes justes sur la Palestine et le Sahara occidental concernant les violations flagrantes des droits humains et le génocide du peuple palestinien. Ainsi, afin de poursuivre dans la même approche et en suivant le même principe, le pays doit adopter une politique en interne respectueuse des droits humains et de ses obligations vis-à-vis des conventions et traités internationaux.

Les signataires de cette déclaration recommandent aux autorités algériennes de prendre les mesures suivantes :
 

 

Signataires :

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site is registered on wpml.org as a development site. Switch to a production site key to remove this banner.